Hypocondriaque, que faire ?

Hypocondriaque que faire ?

Être hypocondriaque déclenchait chez moi de terribles crises d’angoisse. J’avais peur de mourir à la moindre petite douleur d’une maladie grave, d’une mort subite, ou de choses douloureuses, sinon, c’est moins drôle !

Si vous vous reconnaissez à travers ces lignes, vous êtes au bon endroit. Suivez-moi, je vous explique cette maladie et vous donne mes meilleurs conseils pour vous en sortir.

Qu’est-ce qu’un hypocondriaque ?

Un hypocondriaque se croit malade à cause de symptômes qu’il s’invente et qu’il amplifie. Au moindre petit souci de son corps, il pense tomber malade et son anxiété commence à monter pour aboutir régulièrement sur une crise d’angoisse.

Il y a toutes sortes d’hypocondriaques avec plusieurs degrés : ça va de celui qui se lave les mains à tout-va et sort jamais sans son gel anti-bactérien, à celui qui connaît mieux les hôpitaux que sa propre maison.

Dans mon cas, je dirai que mon hypocondrie allait crescendo. Je n’étais pas du genre à voir un spécialiste au moindre petit bobo, mais plutôt avoir une peur obsessionnelle de la maladie, ce qui n’arrangeait rien à ma thanatophobie.

Quelles sont les causes de l’hypocondrie ?

Comme pour la plupart des maladies psychiques, il est difficile de trouver une seule cause à l’hypocondrie. Bien souvent, cela se déclenche suite à un événement psychologique particulier comme le décès d’un proche, un accident ou autres épreuves brutales. À noter que cela n’est pas forcément dû à un choc négatif, aux premières constatations.

Moi, par exemple, je ne serai pas dire à cause de quoi est apparut mon hypocondrie. Par contre, je peux vous dire qu’elle a bien participé à augmenter intensément ma peur de la mort ! Et je suis d’ailleurs convaincu que l’un ne va pas s’en l’autre.

Même si l’hypocondrie peut apparaître lors de l’enfance, en moyenne, la plus grosse concentration des cas se situe entre 20 et 30 ans.

Les symptômes de l’hypocondrie

Les symptômes de l'hypocondrie

C’est simple, si vous connaissez une personne qui dans la même semaine à consulté plusieurs fois son médecin, son cardiologue, son psy et deux ou trois spécialistes, vous êtes en présence d’un hypocondriaque.

En effet, lorsque l’on souffre de cette maladie, on devient un véritable malade imaginaire. Je me souviens à l’époque être malade comme tout le monde, c’est-à-dire nez qui coule, tousser et maux de tête. La différence avec une personne munie de bon sens est le raisonnement :

Raisonnement d’une personne normale :

J’ai le nez qui coule : c’est normal, nous sommes en hiver, il fait froid.

Je tousse souvent : certainement parce que je suis sorti sans me couvrir.

J’ai mal à la tête : j’ai passé trop de temps devant mon écran.

Raisonnement d’un hypocondriaque :

J’ai le nez qui coule : c’est normal de se moucher aussi souvent ? En plus, la couleur est bizarre, je suis sûr que j’ai une maladie pulmonaire.

Je tousse souvent : heuuu, c’est une toux sèche ? Ce n’est pas bon signe, et ça me fait une douleur dans la gorge, sûrement un début de cancer.

J’ai mal à la tête : je suis foutu, un mal de crâne comme celui-là ne peut être qu’une tumeur au cerveau grosse comme une citrouille. (oui bon d’accord, j’exagère légèrement) 🙂

Tout ça pour dire qu’un hypocondriaque a déjà eu dans sa vie quinze cancers, le sida, plusieurs méningites et autres syndromes. Alors qu’en vrai, c’est simplement des maux de tête, un rhume ou une douleur musculaire.

Allez, reprenons notre sérieux, l’hypocondrie  se manifeste sous forme de crises, mais aussi de façon constante. Fourmillements, palpitations, douleurs, boutons suspects, règles en retard et un tas d’autres symptômes sont interprétés comme une maladie grave pour l’hypocondriaque.

Il faut bien comprendre qu’une personne souffrant de ces troubles anxieux n’a peur d’attraper une maladie, elle est persuadée d’être déjà malade. Elle s’inquiète sur sa santé et invente des scénarios catastrophes. Il ne faut pas confondre avec la nosophobie, qui est la peur d’attraper des maladies.

La nosophobie c’est quoi ?

La nosophobie est la peur de tomber malade et est présente chez certaines personnes atteint d’hypocondrie comme par exemple :

Laisser couler l’eau du robinet avant de se servir par peur d’avoir un germe.

Manger certains aliments en abondance parce qu’on a lu que c’était bon contre le cancer.

Ne rien toucher lors des sorties en extérieurs de peur d’attraper un microbe.

Ça peut en faire rire certains, pourtant, la nosophobie engendre de vraies souffrances, et même des troubles obsessionnels compulsifs comme le lavage de mains excessif.

Il devient alors impossible pour les nosophobes de profiter du moment présent.

Êtes-vous hypocondriaque ?

D’après une étude réalisée par l’IFOP, près d’un Français sur trois a peur de la maladie. C’est énorme ! En France, l’hypocondrie touche environ 8.5 millions de personnes. Si vous avez peur d’être hypocondriaque, c’est peut-être parce que vous êtes hypocondriaque. Je vous propose ci-dessous un petit résumé des 5 signes pour tester votre hypocondrie.

  1. Vous répétez régulièrement certaines phrases : en effet, si vous avez déjà prononcer l’une de ces phrases, vous êtes peut-être hypocondriaque. « J’ai des fourmis dans le bras, appelez vite les secours », je fais un AVC », « On m’a dit sur un forum que j’allais mourir, personne ne veut me croire », « J’ai un mal de crâne terrible, pourvu que ce ne soit pas une rupture d’anévrisme », « Cette semaine je fais un scanner, je prends rdv chez le cardiologue ainsi que des prises de sang pour comprendre ce que j’ai ».
  2. Vous êtes un homme âgé de 35 ans et moins et, même si vous n’avez aucun symptôme, vous avez régulièrement peur d’avoir une maladie. D’après l’étude réalisé, 23 % des hommes de moins de 35 ans passent beaucoup de temps à consulter des sites et des forums concernant la santé. Ils ne vont pas pour autant chez le médecin, mais nourrissent leurs angoisses en discutant avec leurs amis ou avec des recherches en ligne.
  3. Vous êtes Parisien ou vivez aux alentours. Effectivement, près d’une personne sur cinq ayant peur de la maladie, habite dans l’agglomération parisienne. Ils développeraient des angoisses plus nombreuses à cause de l’hygiène de vie, des nombreux lieux de contamination comme le métro ou la rue, et le fait de croiser beaucoup de personnes dans leur quotidien. Le fait de penser aux nombreuses bactéries potentielles, augmenterait la peur que ressentent les Parisiens victimes de stress et d’anxiété.
  4. Vous êtes très autoritaire à la maison : quand il est prisonnier de ses peurs et ses angoisses, l’hypocondriaque peut faire régner l’ordre à la maison d’une manière assez brutale et faire vivre un véritable cauchemar à son entourage.
  5. Vous vous reconnaissez dans ces symptômes : selon le manuel de diagnostique DSM, dont je parle dans l’article « Reconnaître une attaque de panique et une crise d’anxiété« , qui répertorie les troubles mentaux : vos angoisses persistent malgré un bilan médical complet et sécurisant, votre attention est sans cesse sur la crainte d’être atteint d’une maladie grave, votre peur maladive dure plus de six mois. Pour faire simple, à force d’être convaincu de la maladie, votre cerveau envoi des mauvais signaux à votre corps, qui va ressentir les symptômes d’une maladie fantôme.

Je vous conseille également ce petit questionnaire pour tester votre hypocondrie. Attention, ceci n’est pas un test certifié médicalement. Cela permet juste de vous situer face à cette maladie.

10 choses que seul un hypocondriaque peut comprendre

Si vous êtes arrivé jusqu’ici et que vous avez toujours des doutes sur votre hypocondrie, cette fois c’est sûr, après ces 10 choses, vous serez fixé ! Attention, ne prenez pas tout au pied de la lettre. Moi, par exemple, étant thanatophobe en plus d’hypocondriaque, je n’avais pas tous les symptômes énumérés, même l’inverse pour certain.

1. Un hypocondriaque est toujours à l’écoute de son corps, il s’ausculte en permanence. Il s’informe, s’instruit et consulte des sites d’information afin de provoquer ou d’expliquer les symptômes dont il pense être victime.

2. Une personne souffrant d’hypocondrie a de l’imagination à revendre. Par exemple, en cas de migraine, le malade imaginaire tentera de trouver des causes et des conséquences sur ce symptôme. Si elle ne parvient pas à trouver une explication qui entre dans ses normes, elle interprétera alors cette migraine comme un facteur de maladies graves.

3. L’hypocondriaque s’épuise à devoir toujours anticiper ses symptômes qui lui créent de l’anxiété, c’est pour cela qu’il consulte en moyenne son médecin une fois par semaine. Ces consultations représentent 4 à 9 % en France.

4. Dans les cas les plus graves, les hypocondriaques souffrent véritablement et sans le savoir, peuvent provoquer des maux qui n’existent pas, mais dont ils pensent souffrir.

5. Il ne faut pas oublier que l’hypocondrie reste une maladie mentale et que cela influe sur le quotidien de ces personnes. Elles peuvent se trouver très stresser à devoir se rendre dans certains lieux publics ou de sortir en oubliant un médicament.

6. En général, une personne hypocondriaque a une vie saine. Les effets de l’alcool, le manque de sommeil ou les effets de la drogue sont des facteurs anxiogènes pour elle. C’est pour cela que ces personnes ont plutôt une vie stricte et rigoureuse.

7. Lors d’une angoisse, l’hypocondriaque s’imagine les pires scénarios. Il rumine ses pensées jusqu’à ce qu’il arrive à les extérioriser. S’il n’y parvient pas, cela se traduit par des crises d’anxiété et de panique.

8. Même soignée, une personne victime d’hypocondrie aura besoin en permanence d’être rassurée. Elle continuera à garder un contrôle assidu sur son hygiène de vie. Parfois, un suivi psychologique sera nécessaire.

9. Les hypocondriaques s’intéressent énormément au milieu médical ainsi que toutes les maladies existantes. Ils s’auto-diagnostiquent et ont tendance à rejeter les avis des professionnels. À l’inverse, ils peuvent fuir tout ce qui est lié à l’univers médical.

10. Dernier point, l’hypocondrie est associé à la peur de vieillir et la peur de mourir. Ces personnes paniquent à chaque signe de vieillesse qu’elles voient apparaître et peuvent être traumatisées par la peur de l’abandon, la peur de la maladie ou la mort d’un proche.

Bon, je crois que cette fois, on a fait le tour des symptômes de l’hypocondrie. Maintenant, il serait bien de savoir comment la soigner. Tout d’abord, commençons par voir comment il est possible d’aider une personne hypocondriaque.

Comment aider une personne hypocondriaque ?

Tout d’abord, ne cherchez pas à la rassurer. Pourquoi ? Parce-que une personne souffrant d’hypocondrie est dans une recherche de ré-assurance. Elle déplacera continuellement ses angoisses sur d’autres symptômes.

Il ne faut surtout pas l’ignorer non plus. Même si ses symptômes sont imaginaires, sa souffrance est bien réelle. Ce trouble mental est causé pas une vigilance accrue qui est bien souvent insupportable à vivre au quotidien. Il est important d’être à l’écoute et surtout d’éviter les moqueries même si certaines situations peuvent se révéler assez drôles.

Si vous constatez que les choses deviennent vraiment difficiles, il ne faut pas hésiter à aider la personne en l’accompagnant par exemple chez un psychologue. Le fait de pouvoir en parler librement avec un professionnel peut la soulager de certains maux.

Comportements à proscrire quand on est hypocondriaque

LorsqHypocondriaque, que faire ?ue l’on a une grosse crise d’angoisse, vous savez celle avec des crampes intercostales, des extrasystoles, des fourmillements, et bien lors de ces crises, nous sommes prêts à tout pour nous rassurer. Et bien souvent, nous n’adoptons pas les bons comportements, bien au contraire ! À partir de maintenant, évitez ce qui va suivre pour ne plus alimenter vos crises de panique.

Stoppez vos recherches sur Internet

Voici certainement la plus grosse erreur que commettent les hypocondriaques et celle-ci est à bannir en priorité. Lorsque votre anxiété monte, vous avez tendance à vous rendre sur des sites d’information comme Doctissimo, Wikipédia, ou d’autres forums, et faire des recherches à tout-va sur Google.

Ces sites font partis des coupables de l’hypocondrie. Ils sont tellement nuisibles au sein de notre société qu’on l’a nommé la cybercondrie.

Pour faire simple, la cybercondrie est le fait de faire des recherches sur la toile de manière compulsive, pour y trouver de la « sur-information » ou de la mauvaise information médicale.

Alors pourquoi devez-vous arrêter vos recherches sur les maladies ? Tout simplement parce que cela augmente votre anxiété. Vous lisez un contenu parfois qui n’a rien à voir avec celui que vous recherchiez à la base, et hop, vous voilà avec une nouvelle croyance en tête.

Votre imagination catastrophique se met en route et la mauvaise interprétation de vos sensations physiques se développe.

Vous veniez à la base pour faire diminuer votre stress et votre anxiété, et au final vous les faites augmenter.

En arrêtant les recherches sur des ressentis physiques ou sur des maladies fera diminuer votre hypocondrie.

Comment arrêter les recherches ?

Tout va dépendre de votre volonté. Effectivement, ce comportement de recherche est souvent une vraie addiction chez les hypocondriaques. Il va donc falloir agir comme un sevrage.

Procédez comme si vous vouliez arrêter de fumer d’un coup. À chaque fois que vous avez envie de faire une recherche, résistez. À la place, occupez-vous l’esprit en lisant un livre, en téléphonant à un ami, ou encore en regardant votre série préférée.

Si vous n’y parvenez pas, allez-y progressivement. Accordez-vous une fois par jour ou 2 à 3 fois par semaine, un moment de recherches seulement pendant ces périodes définies auparavant. En dehors de ces périodes, résistez. Espacez ensuite les recherches jusqu’à l’arrêt complet de celles-ci.

Vous pouvez demander de l’aide à un proche dans le sens de faire les recherches à votre place. N’étant pas hypocondriaque, il sera plus objectif que vous en vous donnant l’information. C’est un bon moyen pour ne pas interpréter certaines recherches.

Attention, ça peut sembler facile à la lecture, mais la vérité est tout autre. Soyez déterminé et luttez contre vos mauvaises habitudes, le temps fera le reste.

Cessez de vous auto-diagnostiquer

Même si cela peut paraître une bonne idée , s’auto-ausculter ne fait qu’augmenter votre anxiété et fortifie votre hypocondrie. À chaque fois que vous allez examiner votre corps, vous allez faire diminuer votre anxiété si vous ne trouvez rien d’anormal. Génial, oui mais…

Que se passe t-il si vous croyez remarquer quelque chose ? Le stress va monter en flèche et votre préoccupation va augmenter alors que ce quelque chose était certainement déjà là et que vous ne l’aviez pas remarqué.

C’est normal de constater de nouvelles choses, le corps évolue, change, ce n’est pas pour autant que cela est grave. Les hypocondriaques ont tendance à mal interpréter alors que chaque changement est le plus souvent normal.

Si vous portez trop d’attention sur une partie de votre corps, vous allez obligatoirement remarquer quelque chose de bizarre. Ne me dîtes pas que vous n’avez jamais eu peur en écoutant battre votre cœur ou en l’entendant battre sur une autre partie de votre corps ? Eh ben cela n’a rien d’anormal.

Comment cesser de s’auto-ausculter ?

Rien de très original, mais ça va être identique au point précédent. Essayez de détourner votre attention à chaque fois que le cas se produit. Tenez bon, il faut environ un mois pour instaurer une routine.

Si cela vous est trop compliqué, idem qu’auparavant, faites-le de manière progressive et espacez au fil du temps. Battez-vous et ne lâchez pas, les efforts finissent toujours par payer.

Ne demandez plus à votre entourage de vous rassurer

Ça peut paraître étonnant, mais pourtant, cela ne fait qu’augmenter votre anxiété et empire même votre hypocondrie.

Vous posez des questions à vos proches pour tenter de vous rassurer et pourtant leur réponse ne vous aide pas. Et cela est tout à fait logique.

Prenons un cas concret, et je suis sûr que la majorité des hypocondriaques l’ont déjà fait, vous posez les questions : « as-tu déjà eu des douleurs à tel endroit ? » ou « as-tu déjà ressenti ça ? » ou encore « ça ne te fais pas cette sensation quand…? ».

Alors déjà, votre proche n’est pas hypocondriaque, il ne ressent donc pas les mêmes choses que vous où il porte moins d’attention.

Ensuite, à force de lui poser incessamment des questions et ne parler que de ça, il peut s’hérisser.

• Votre proche n’est certainement pas médecin, il ne peut tout simplement pas répondre à vos questions ou ces réponses ne sont pas pertinentes.

Enfin, l’aide apportée par vos proches ne va vous rassurer que très peu de temps. Au final, cela va engendrer plus de questions que vous obtiendrez de réponses.

Comment ne plus demander de réassurance ?

Une fois de plus, vous devez vous obliger à ne plus le faire. Faites tout ce que vous pouvez pour ne plus demander de réassurance à vos proches. Attention, vous pouvez toujours vous confiez, mais n’attendez pas de réponse de leur part.

Faites leur part de vos problèmes, de vos angoisses, mais abordez la conversation sous un autre angle. Allez-y progressivement, vous finirez par réussir.

Acceptez vos pensées anxiogènes

Lorsque l’on est hypocondriaque, un tas de pensées et d’images nous envahissent. D’ailleurs, on peut le dire, celles-ci sont quasiment toutes désagréables et la réaction est à chaque fois la même.

Par exemple, lorsque vous pensez que vous allez mourir, vous mettez tout en œuvre pour chasser cette vision et la repousser le plus loin possible. Erreur ! C’est tout l’inverse que vous devez faire. Et oui, si vous essayez à tout prix de supprimer cette pensée de votre esprit, vous pouvez êtes sûr que cela devienne impossible.

Comment effacer ces pensées désagréables ?

Tout simplement en acceptant ces pensées, sans les rejeter ni les repousser. Bien sûr, c’est ironique, ce n’est pas simple du tout, d’ailleurs, je parle d’une technique similaire pour surmonter ces angoisses dans l’article « angoisse de mort, comment la surmonter ?« , cela peut également vous aider.

Acceptez vos pensées, cela les rendra moins importantes et du coup moins présentes.

Comment soigner l’hypocondrie ?

Comme pour chaque phobie, il n’existe pas une seule et unique méthode qui va mettre fin instantanément à la souffrance du malade. En revanche, avec la succession de plusieurs choses mis bout à bout, il est possible progressivement de retrouver la voie de la sérénité.

Comme nous venons de le voir à l’instant, mon premier conseil serait de consulter un psychologue. Dans les cas les plus sévères, suivre une psychothérapie ne peut être que bénéfique. Il se peut que le courant ne passe pas entre vous et le psy, ne vous découragez pas et testez-en un autre.

Vous pouvez également essayer l’hypnose. Selon plusieurs professionnels, cette médecine complémentaire serait aussi fructueuse contre l’hypocondrie. L’hypnose s’adresse à tout le monde, petits et grands, femmes enceintes, personnes âgées. Essayez, et vous serez fixé.

Le quatrième conseil que je peux vous donner est bien évidemment de faire du sport. C’est un classique et pourtant très efficace. Comme l’hypocondrie est une manifestation d’agressivité envers soi-même refoulée, le sport permet d’évacuer cette agressivité autrement qu’à travers la peur. Vous pouvez par exemple faire de la boxe, par forcément dans un club, un sac de frappe chez soi peut suffire. Il y a également le running, la natation, la marche, ou tout autre sport qui vous défoule.

Pratiquer dès que possible une activité manuelle, le but étant d’exprimer vos sentiments à travers le dessin, la peinture, la sculpture. Ne gardez pas vos émotions pour vous, extériorisez-les.

Ce conseil, vous le connaissez, c’est celui que je recommande pour apaiser vos angoisses, lutter contre la peur de la mort, et pour beaucoup d’autres choses. Pour mieux vivre vos angoisses liées à l’hypocondrie, pratiquez des méthodes douces comme la méditation en pleine conscience. À ce jour, je l’utilise encore régulièrement, les bienfaits pour votre corps et esprit sont juste dingues ! Vous pouvez aussi pratiquer la sophrologie, ou plusieurs sortes de thérapies.

Ne gardez pas tout pour vous ! Trouvez une oreille attentive, qui sera vous écouter sans jugement. Une personne compatissante, qui saura entendre vos angoisses, cela a parfois du bon de vider son sac.

Comme vu précédemment, le dernier conseil que je peux vous donner est de fuir les forums ! J’aide régulièrement les personnes sur ces sites, et on y trouve tout et n’importe quoi. Et par expérience, je peux vous dire que la personne malade quitte ces forums encore plus angoissée. Tournez-vous vers les bonnes personnes.

Si vous me suivez régulièrement ou appliquez la formation, vous savez que je ne suis pas pour des méthodes médicamenteuses, mais plutôt pour des méthodes naturelles. Je vous recommande l’homéopathie ou la phytothérapie pour vous apporter une aide complémentaire en fonction des symptômes.

L’hypocondrie touche tout le monde

Cette maladie est présente à travers toutes les classes sociales. Qu’on soit inconnu ou célèbre, il n’y a pas de barrière pour stopper l’hypocondrie.

Parmi le monde du spectacle, on retrouve beaucoup d’hypocondriaques comme Michel Drucker, qui passe un tas d’examens chaque mois, Arthur, qui a été l’un des premiers à se faire vacciner contre la grippe A, Denis Brogniard, qui se rend à l’hôpital le plus proche à la moindre douleur, ou encore Dany Boon surnommé « le pape de l’hypocondrie ».

D’ailleurs, en parlant de Dany Boon, je vous recommande fortement son film « Supercondriaque ». Il y joue le personnage principal, qui ne sort jamais sans son gel anti-bactérien, est terrifié à la moindre rougeur, et fait des prises de sang régulièrement pour éviter la moindre carence.

Bref, si vous ne l’avez pas vu, foncez, il résume bien tous les points que nous venons d’aborder, et tout ça, avec humour. Hypocondriaque, que faire ? 1

Pour conclure 

La maladie d’hypocondrie n’est pas à prendre à la légère. Même si l’hypocondriaque est comparé à un malade imaginaire, ses souffrances elles, sont bien présentes.

Il faut être déterminé pour s’en sortir et surtout appliquer les bonnes méthodes. Cela demande un investissement de tous les jours. 

Ne pas hésiter à se faire accompagner lorsque l’on se sent submergé, il n’y a aucune honte à demander de l’aide, surtout lorsque ça touche la santé.

N’hésitez pas également à explorer mes articles et mes guides pour obtenir davantage d’exercices et de conseils pour vous accompagner sur la voie de la guérison.


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2 commentaires sur “Hypocondriaque, que faire ?”

  1. Très bon article avec de très bon conseils. L’hypocondrie ne partira pas du jour au lendemain, comme tu l’expliques très bien c’est un cmbat de tous les instants pour ne pas se « checker » toutes les minutes et aller vérifier ses symptômes sur internet (d’ailleurs je ne connaissais pas le terme de cybercondrie merci !)

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